jeudi 10 mai 2018

Eleanor Oliphant va très bien, Gail Honeyman.

Eleanor Oliphant est un peu spéciale.
Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages.
Fidèle à sa devise « Mieux vaut être seule que mal accompagnée », Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka.
Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec « maman ».
Mais tout change le jour où elle s’éprend du chanteur d’un groupe de rock à la mode.
Décidée à conquérir de l’objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites.
Car en naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec « maman », Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d’un ami…
 
Depuis le début de l’année, je suis plus ou moins entraînée pas des lectures palpitantes.  Il y a longtemps que je cherchais quelque chose qui allait piquer ma curiosité et c’est avec joie que j’ai accueilli Eleanor Oliphant chez moi!
 
Dès les premières pages, on comprend que cette jeune femme éprouve certaines difficultés à socialiser. Par ses actes, ses commentaires, on sent qu’on entre vite dans sa bulle et qu’elle n’est pas du tout à l’aise lorsqu’on dépasse ses limites!  Ses commentaires sont parfois acerbes et même déplacés dans certaines circonstances.  J’irais jusqu’à dire qu’elle est un peu choquante. C’est tout un personnage à découvrir!
 
Je vous le dis tout de suite, j’ai adoré ce roman.  J’ai trouvé la construction de l’histoire agréable.  C’est un roman psychologique bien structuré.  La progression est lente comme si le lecteur devait lui aussi s’acclimater à la nouvelle vie d’Eleanor qui à 30 ans découvre l’amitié et les rouages de la vie en société.  Celle-ci travaille depuis 9 ans dans la même boîte, mais ce n’est qu’après un événement survenu dans la rue que la machine de sa nouvelle vie se met en marche. Raymond, son collègue est une grande part de ces changements radicaux.  Mal rasé, fumeur et peu fier de son apparence, on apprend à l’apprécier tout autant que la nouvelle Eleanor qui doit oublier le passé pour continuer à avancer sans ses deux bouteilles de Vodka Glen qu’elle avale tous les weekends! Eh bien oui, c’est qu’elle cache quelques squelettes dans le placard notre amie!
 
Il y a longtemps que j’avais eu envie de continuer à lire bien au-delà mon heure de coucher.  Je n’ai pas été déçue hier soir car l’auteure m’a réservé une petite surprise dans les dernières pages…  Maintenant, si une suite voyait le jour, je sauterais dessus sans hésiter!
ISBN: 9782265116511

samedi 28 avril 2018

La symphonie du hasard - Livre 1, Douglas Kennedy.

À New York, dans un bureau, une éditrice lit un manuscrit. Une œuvre qui la trouble et qui va la replonger dans son passé et celui de sa famille.
Sur le papier, une famille comme tant d’autres au pays de l’Oncle Sam, un bonheur propret, une vie plutôt confortable. Et pourtant…

Aux années soixante insouciantes vont succéder les années soixante-dix tumultueuses. Et faire exploser au passage toutes ces familles qui croyaient encore au rêve américain…
 
S'il y a bien une chose que j'apprécie chez Douglas Kennedy, ce sont ses personnages féminins! Aucun auteur à ce jour ne m'aura dépeint les femmes avec autant de précision.  Leurs sentiments, leur façon de penser et d'analyser les choses sont toujours d'une exactitude déconcertante.

Douglas Kennedy est très cultivé et ses romans foisonnent d'informations de toute sorte.  La symphonie du hasard se déroulant principalement dans une université de la Nouvelle-Angleterre, on y découvre tous les rouages du milieu universitaire à tous les niveaux. Les "dorms", les équipes de sports qui sont un peu au-dessus de tout, les professeurs malveillants et surtout toute l'animosité existante entre les étudiants! On y baigne beaucoup dans le milieu littéraire et on y fait aussi un petit saut au Québec.  Beau clin d'œil de la part de l'auteur qui s'exprime très bien en français d'ailleurs.

Malheureusement, c'est un univers qui m'a plutôt ennuyée, mais je sais que ce n'est qu'un passage obligé dans la vie d'Alice, le personnage principal du livre 1.  Sa famille est assez particulière et elle tente de comprendre les faits et gestes de ses parents et de ses deux frères.  D'ailleurs, ce premier roman de la série débute sur la visite d'Alice en prison où son frère est incarcéré.  C'est une série qui promet en rebondissements et si je ne m'abuse, le livre 3 vient tout juste de sortir en France tandis que le livre 2 vient à peine de faire son apparition sur les tablettes au Québec.

Douglas Kennedy est un auteur chouchou à la maison et c'est avec un certain plaisir que je lirai la suite!
 
ISBN: 9782714478627

Pourquoi les filles ont mal au ventre? Lucile Pesloüan et Geneviève Darling.

Pourquoi les filles ont mal au ventre ? est un manifeste féministe qui dénonce les malaises que ressentent les femmes, de l’enfance à l’âge adulte, dans une société qui ne les ménage pas. Lucile de Peslouan a écrit ce texte sous forme de fanzine en 2014. Plusieurs centaines d’exemplaires vendus plus tard, l’ouvrage est édité en livre illustré avec un texte enrichi, appuyé par des illustrations réalistes et percutantes de Geneviève Darling.
 
Pourquoi les filles ont mal au ventre ? invite les adolescents à se questionner sur les situations de sexisme que les filles vivent au quotidien. Le livre sensibilise aux inégalités que subissent les femmes dans le monde, ici ou ailleurs avec des illustrations sans tabou, qui racontent une réalité complexe et hétérogène.
 
Je ne suis pas une fille de revendication.  Je n'affiche pas souvent mes couleurs dans la rangée du féminisme, de la politique, de la religion ou partout ailleurs où il faut des opinions tranchées. Mais lorsqu'un livre se présente en lecture facile de quelques minutes pour mettre sur table une problématique tangible telle que celle de la femme dans le monde, je veux bien le lire et en parler.  Je dis facile parce qu'à chaque page ont réussi à mettre sur table des faits effarants sur la condition de la femme en une seule illustration et en une phrase ou deux. Un texte court, mais qui frappe! Un texte qui dit la vérité sans détour sur des sujets aussi variés que la sexualité, le racisme, le corps féminin ou encore la perception de la femme en général par la société.
 
"Les filles ont mal au ventre de se rendre compte qu'avec un corps hors-norme, elles auront beaucoup moins de chance de trouver un travail."
 
"Les filles bisexuelles ou queer ont mal au ventre de se faire dire qu'elles sont instables, insatiables ou qu'elles ne savent pas choisir."
 
"Les filles ont mal au ventre quand elles entendent dire que la naïveté est féminine."
 
"Les filles ont mal au ventre parce que le corps féminin est toujours un enjeu, qu'il soit enfoui sous des tonnes de tissus ou dévoilé."
 
Cet album s'est mérité le Prix Espiègle 2018 et c'est une belle preuve que ce manifeste doit être lu et pas seulement par les filles!
 
14 ans et +
ISBN: 978-2-924769-06-5

lundi 16 avril 2018

Plic, Ploc! Roxanne Turcotte et Julien Castanié.

Plic, ploc ! explore tous les aspects que l’eau peut prendre : nuage, pluie, flocons, glace, buée… Elle peut aussi devenir salive, se boire, servir à la cuisine, se transformer en larmes… Petit documentaire, Plic, ploc ! est poétique à souhait, agrémenté d’illustrations graphiques, drôles, parfaites pour les petits !
 
Le livre idéal pour en apprendre davantage sur notre rapport à l’eau au quotidien.
 
De ces petits livres, j'en ai lu plusieurs et je les ai tous aimés!
 
« Comme des cadeaux,
L’eau invente des tas de mots
Lac, canot, plage, bateau… »
 
« Les nuages,
ces gentils personnages,
arrosent les plantes
du meilleur des breuvages. »
 
Poésie légère sur la nature, les animaux et les phénomènes de la terre, ils ont bel et bien des airs de documentaire! Adaptés aux enfants de 2 ans et plus, ils les initient à des sujets bien particuliers.  Sur une douzaine de pages, celui-ci démontre que l'eau est dans toutes les sphères de nos vies.  Les rimes sont amusantes et les illustrations très divertissantes.  J'ai rencontré l'auteure au Salon du livre de Québec la semaine dernière et cette dame se parfume à la passion! Elle parle de livre avec tellement d'enthousiasme qu'elle en est contagieuse! Elle aime son métier et ça se sent dans les splendides pages de cette nouveauté jeunesse!
 
2 ans et +
ISBN: 978-2-924769-34-8

samedi 14 avril 2018

Les aventures d'Olivier et Magalie - Le diable des montagnes, Stéphanie Gervais et Sabrina Gendron.

Olivier et Magalie passent les vacances dans un chalet que leurs parents ont loué, dans un centre de villégiature. Aussitôt arrivés, ils décident d’aller glisser et font la rencontre de Félix, un jeune garçon qui les met en garde contre une bête menaçante qui habiterait la forêt, plus au nord. Le lendemain, les enfants partent avec leur père en excursion de motoneige sans se douter qu’ils seront bientôt pris au cœur d’une terrible tempête de neige qui les obligera à s’abriter dans un refuge pour la nuit. Une nuit pendant laquelle d’étranges cris viendront troubler leur sommeil…

Voilà un petit roman noir récolté au Salon du livre de Québec hier.  Dans un océan de livres roses pour filles, sa couverture assez "unisexe" a capté mon attention!  Pour mon garçon de 8 ans, je suis toujours à la recherche de livres qui pourraient l'encourager à lire.  À cet âge, la télévision et la tablette sont toujours plus intéressantes, mais j'étais convaincue qu'avec un titre comme Le diable des montagnes sa curiosité serait piquée... Bingo!
 
Je n'ai que du bon à dire en ce qui concerne ce roman.  On y retrouve une courte présentation des personnages au tout début, le texte est en gros caractères et les belles illustrations sont insérées dans les moments forts de l'histoire.  Une histoire qui contient vraiment un élément de suspense!  Juste assez pour inquiéter le petit lecteur, mais pas assez pour lui faire peur, soyez sans crainte.  Quatrième de cette série, je suis vraiment très intéressée à lire les trois autres tomes.  En quelques 110 pages, Stéphanie Gervais réussit à nous mettre en contexte, à créer un univers inquiétant et à faire une chute qui fait beaucoup sourire. À dire vrai, je n'étais pas inquiète après avoir rencontrée l'auteure au Salon du livre hier, car elle est fort sympathique et très prolifique dans plusieurs sphères de la littérature (romans, livres de références, etc.).  Enseignante au secondaire, je crois qu'elle a toujours le nez plongé dans les livres et ça se sent car son écriture est très fluide et ses personnages sont réalistes.  J'ai beaucoup aimé le papa dans ce roman.  Plutôt que d'en faire un personnage au dessus de tout, elle a pris soin de nous montrer ses craintes à lui aussi.  Un vrai papa aurait certainement peur lui aussi si une bête terrifiante venait gratter dans la porte du chalet en pleine nuit, non?!
 
Destinée aux enfants de 7 ans et plus, je vous conseille vivement cette série.  C'est d'ailleurs la première fois que je rencontrais une série de romans noirs pour cette tranche d'âge et je suis ravie de l'avoir découverte!  Les autres titres de la série on l'air tout aussi prometteur d'ailleurs et je suis certaine que fiston prendra autant de plaisir à les lire.

7 ans et plus
Dominique et Compagnie
ISBN: 978-2-89785-093-7

Quoi de neuf dans la PAL?

Une semaine occupée dans ma boîte aux lettres! De belles nouveautés comme toujours!


"La tension est palpable chez toutes les mères de Cincinnati : Chip Bingley, beau médecin, célèbre participant d’une émission de téléréalité, vient de s’installer en ville et… c’est un cœur à prendre."
 
 
"Pourquoi les filles ont mal au ventre ? est un manifeste féministe qui dénonce les malaises que ressentent les femmes, de l’enfance à l’âge adulte, dans une société qui ne les ménage pas. Lucile de Peslouan a écrit ce texte sous forme de fanzine en 2014. Plusieurs centaines d’exemplaires vendus plus tard, l’ouvrage est édité en livre illustré avec un texte enrichi, appuyé par des illustrations réalistes et percutantes de Geneviève Darling."
 
D'autres nouveautés chez Isatis!
 


 
Scholastic a également son lot de nouveautés super intéressantes!
 



 
BON SALON DU LIVRE DE QUÉBEC!

dimanche 25 mars 2018

Agatha Raisin 7: À la claire fontaine - Méfiez-vous de l'eau qui dort, M.C. Beaton.

Ancombe, paisible petit village, possède une source d'eau douce réputée pour ses bienfaits. Mais l'arrivée d'une société qui veut l'exploiter échauffe les esprits et divise les habitants  : s'enrichir ou renoncer à la paix  ? Lorsque Robert Struthers, le président du conseil municipal, est retrouvé assassiné, l'affaire prend une sale tournure. Pour y voir plus clair, Agatha Raisin décide d'aller à la source et se fait embaucher par la société...
 
Il y a bien longtemps que je suis une fidèle d’Agatha Raisin et je ne doute plus de ses talents d’enquêtrice. Accompagnée de James, son voisin et ex-fiancé, ils arrivent à élucider bien des meurtres que le service de police à effectifs réduits laisse sans coupable.  Rien de rassurant pour un village lorsque ce sont de simples civiles qui arrivent à bout des enquête!  Mettons cela sur le dos de la magie de la fiction.

 
Agatha Raisin, c’est un ensemble d’excès : crèmes antirides, cigarettes, repas dans les pubs, surpoids et hargne contre le fameux James!  C’est que monsieur l’ignore et cela la rend folle. Par vengeance, elle cumule les prétendants ce qui n’est rien pour aider sa cause!  Elle baisse continuellement dans l’estime de James, mais celui-ci reconnaît quand même qu’elle est sa meilleure partenaire pour mener à bon port une enquête.  Contradictoire, n’est-ce pas? Dans chaque roman, nous avons donc droit à leurs petites chicanes de couple… ou pas!

 
Pour revenir à l’histoire, ici c’est une fontaine d’eau de source publique qui est en cause.  Lorsqu’une compagnie privée veut se l’approprier, toute la ville n’est pas d’accord. Certains lui accordent des vertus bénéfiques et d’autres sont convaincues que c’est la meilleure eau pour faire le thé! Les meurtres se multiplient et les esprits s’échauffent… pour de l’eau!

 
On ne peut pas dire que cette série en est une de grand suspense, mais comme pour un bon téléroman, on aime y revenir pour les personnages et leur quotidien. Bien sûr, la question demeure toujours ouverte; est-ce que James et Agatha finiront par s’unir une fois pour toute? En attendant, je présume qu’Agatha raisin continuera à se prendre les pieds dans un cadavre… ou deux!
 
Albin Michel
ISBN: 9782226329981

Quoi de neuf dans la PAL?

Deux nouveaux livres dans ma boîte aux lettres cette semaine et deux que j'ai bien hâte de lire!
 
 
"Avoir un mode de vie sans cruauté veut dire tenter, selon ses moyens, d'éviter de participer à l'exploitation animale. Cela est non seulement possible, mais aussi motivant : dans la lignée du Défi végane 21 jours, ce guide vous aide à changer vos habitudes d'achat à votre rythme, et à consommer moins, mais mieux."
 
 
"Londres, 31 décembre 1999, une soirée de réveillon ultra chic. Gothique jusqu’au bout des ongles et armée d’un sens de la répartie hors norme, Hanna donne un coup de main à sa mère, traiteur. Aux antipodes, Richard, impeccable dans son costume cravate, est un New-Yorkais aisé que son père destine à Wall Street. Hanna le désarçonne autant qu’elle le séduit. Il n’a jamais rencontré une fille comme elle."
 
BON DIMANCHE!

dimanche 18 mars 2018

Mon amie Adèle, Sarah Pinborough.

LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise...

Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au cœur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?
#findeDINGUE
 
Voilà un titre qui m'avait été recommandé par ma belle-soeur et je comprends pourquoi! Adepte de suspense (elle est médecin urgentiste!!), il est vrai que la tension y est au rendez-vous! Adèle est un personnage trouble que son mari David soigne avec une panoplie de cachets... Louise arrive au milieu de ce bazar sans comprendre les comportements de l'un et de l'autre.  Son amour pour David arrive en tête avec son amitié pour Adèle, sa femme.  Qui dit vrai, que se passe-t-il dans ce couple?  C'est bizarre! Chacun a une version des faits, ses secrets et chacun essaie de mettre Louise de son côté... Et ce n'est que vers la fin qu'on comprend tout.  Alors, oui, c'est un roman un peu long, mais ce n'est pas ce qui est venu gâcher mon plaisir de lecture.  Un élément paranormal a été intégré au 2/3 du livre et c'est cela qui ne m'a pas plu! Le roman est devient complétement déjanté, mais pas d'une façon intéressante pour moi qui n'aime pas le paranormal du tout.  Les rêves et une certaine seconde porte ont pris une trop de place dans ce roman et je n'ai pas aimé cet aspect de l'histoire.  Sinon, cela aurait été un superbe roman psychologique! Dommage...
 
ISBN: 9782253107880

samedi 10 mars 2018

L'ours polaire, Jenni Desmond.

Un album qui explore de manière poétique et scientifique un animal splendide et menacé.

Savez-vous que l’ours polaire pèse le poids de 20 enfants de 7 ans ?
 
Que son cou s’est allongé au cours de son évolution afin de lui permettre de garder la tête hors de l’eau quand il nage ? Que son odorat est si extraordinaire qu’il peut détecter un phoque à plusieurs kilomètres à la ronde ou sous la glace ? Qu’il est très propre et se lave toujours après son repas ?
 
Cet album documentaire célèbre un animal joueur et curieux, d’une grande intelligence, tout en mettant l’accent sur l’importance de le protéger, à l’heure où le réchauffement climatique impacte directement son environnement et sa survie.
 
Jenni Desmond  nous offre un album fabuleux qui lie l'utile à l'agréable!  Cet album est très instructif tout en étant magnifique à regarder.  Les illustrations appuient très bien le texte et on en apprend énormément sur le mode de vie de l'ours polaire.  Son habitat, son alimentation, sa gestation ou encore les problèmes qu'il rencontre avec la fonte des glaces, tout est y est décrit dans de courts paragraphes.  Fiston a adoré cet album, il était fasciné par les images très réalistes.  Parce que la bouche ensanglantée après le repas fait partie du quotidien de l'ours polaire, l'auteure n'a pas hésité à nous en faire la démonstration.  C'est un vrai documentaire adapté pour les enfants, ce qui en fait un album comme j'en ai rarement vu! Gros coup de cœur pour cet emprunt de la bibliothèque.
 

Jenni Desmond est également l'auteure de La baleine bleue.

Éditions des éléphants

La disparue de la cabine No.10, Ruth Ware.

Une semaine à bord d'un yacht luxueux, à sillonner les eaux du Grand Nord avec seulement une poignée de passagers.

 Pour Laura Blacklock, journaliste pour un magazine de voyage, difficile de rêver d'une meilleure occasion de s'éloigner au plus vite de la capitale anglaise.

 D'ailleurs, le départ tient toutes ses promesses : le ciel est clair, la mer est calme et les invités très sélects de l'Aurora rivalisent de jovialité. Le champagne coule à flot, les conversations ne manquent pas de piquant et la cabine est un véritable paradis sur l'eau.

 Mais dès le premier soir, le vent tourne. Laura, réveillée en pleine nuit, voit la passagère de la cabine adjacente être passée par-dessus bord.

 Le problème ? Aucun voyageur, aucun membre de l'équipage ne manque à l'appel. L'Aurora poursuit sa route comme si de rien n'était.

 Le drame ? Laura sait qu'elle ne s'est pas trompée. Ce qui fait d'elle l'unique témoin d'un meurtre, dont l'auteur se trouve toujours à bord..
 
J'apprécie toujours qu'on me donne son avis sur un livre que j'ai l'intention de lire.  Si la plupart des avis pour celui-ci relevaient le fait qu'il n'était pas aussi bon que le précédent de l'auteure, je ne me suis lancée dans ma lecture en essayant de rester neutre.  N'ayant pas lu le précédent, je ne peux que me réjouir de mon ignorance car j'ai bien aimé celui-ci et cela m'a donné très envie de lire "l'autre", cet éléphant dans la pièce (Promenez-vous dans les bois...)!
 
Il est vrai que j'ai peut-être trouvé la fin un peu facile et peut-être pas à la hauteur du reste de l'intrigue, mais dans l'ensemble, j'ai dévoré ce thriller psychologique. Laura Blacklock est une journaliste qui cumule plusieurs années d'expérience dans le métier mais elle ne voit pas l'occasion de se démarquer... jusqu'au jour où elle doit remplacer une collègue dans une croisière de luxe. Le moment est enfin venu de produire un super papier pour faire ses preuves, mais l'aventure commence très mal lorsque Lo (elle préfère cela à Laura) se fait cambrioler en pleine nuit deux jours avant le départ.  Elle a fait face à son agresseur et depuis, elle est terrifiée. Lo consomme des antidépresseurs depuis plusieurs années et lorsque la croisière tourne au cauchemar, elle a de forts doutes sur sa santé mentale! Et nous aussi.  L'auteure a fait en sorte que nous doutions nous aussi de Lo et de tous les autres finalement. Pas si simple.  Une femme a été jetée à la mer, mais personne ne semble s'en préoccuper sauf la belle Lo!  Que se passe-t-il sur ce bateau?!  La tension monte en crescendo au fil de l'histoire et certains passages sont un peu angoissants.  Parce qu'on veut faire taire cette journaliste, on ne lésine pas sur les moyens pour lui faire peur...

Un très bon moment de lecture pour moi et je ne sais pas si le fait de ne pas avoir lu ses autres romans ont joué dans la balance, mais peu importe, je vous recommande celui-ci.

Fleuve
ISBN: 9782823854220
 

vendredi 9 mars 2018

Quoi de neuf dans la PAL?

Encore un petit craquage cette semaine et après, je me calme! Promis!


 
Deux romans de l'auteur réédité chez Robert Laffont Canada. J'adore le format Pavillons Poche et je voulais justement découvrir cet auteur depuis longtemps... car je crois avoir lu un seul roman de Graham Greene, il y a bien quelques siècles de cela...
 
 
Un roman que j'ai  vu dans bien des palmarès dans sa version originale!

Une boîte un peu plus modeste chez Scholastic ce mois-ci, mais deux titres retiennent mon attention! Débranché et La légende d'Angelino Brown!


 
 
 

BONNE FIN DE SEMAINE!

mercredi 7 mars 2018

Petite Baleine, Jo Weaver.

Petite Baleine est née dans les mers du Sud. L’heure est venue pour sa maman
de l’emmener dans les eaux poissonneuses du Nord rejoindre leur famille.
Le voyage est long et éprouvant
mais maman Baleine veille et Petite Baleine
est particulièrement courageuse…
 
Bien qu'il parle de la migration des baleines dans ses grandes lignes, Petite Baleine est un album  à regarder pour ses illustrations.  Elles sont sublimes!  Au fusain, les dangers des fonds marins paraissent encore plus grands que nature.  Entre les orques, les paquebots, les créatures étranges et la noirceur, Petite Baleine doit compter sur la protection de sa maman.  Elle ne doit pas s'éloigner et elle doit lutter contre sa fatigue afin de poursuivre la longue route vers des jours meilleurs où d'autres baleines les attendent déjà. C'est un album très touchant et magnifique dans son ensemble.
 
ISBN: 978-2-877-67959-6
 
Jo Weaver a également écrit et illustré Mon Tout-Petit paru chez Kaléidoscope.  Je ne l'ai pas encore lu, mais j'ai bien l'intention de le découvrir bientôt car il m'a tout l'air aussi fantastique!
 

vendredi 2 mars 2018

Quoi de neuf dans la PAL?

J'ai craqué! L'offre était trop alléchante!! Voilà tous les SP arrivés dans ma boîte aux lettres cette semaine qui ont fait une entorse dans ma résolution cette année...
 
 
"Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell"
 
 
"Une semaine à bord d'un yacht luxueux, à sillonner les eaux du Grand Nord avec seulement une poignée de passagers.
Pour Laura Blacklock, journaliste pour un magazine de voyage, difficile de rêver d'une meilleure occasion de s'éloigner au plus vite de la capitale anglaise."
 
 
"Je me garde une marge de surprise dans l'écriture de mes romans. Sauveur laisse ses patients raconter des histoires qui ne sont pas celles que le lecteur attend. Ni moi non plus. En ouvrant la porte de la salle d'attente, je ne savais pas ce que contenait le gros sac en skaï que madame Naciri serre précieusement contre son coeur."
 
 
"Aujourd'hui est un jour comme les autres pour Rhiannon. Alors pourquoi Justin, son petit ami d'ordinaire distant et lunatique, semble-t-il la voir pour la première fois? Ensemble, ils vont vivre une journée parfaite — dont le garçon n'aura aucun souvenir le lendemain."
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

mercredi 28 février 2018

Les 12 travaux d'Émeraude Kelly qui voulait changer sa vie, Carole-Anne Eschenazi.

Je m'appelle Émeraude Kelly et j'ai trente-trois ans. Je suis assistante marketing pour la société Dulac Arrosoirs à Paris. Bien que mes proches me répètent constamment que j'ai tout pour être heureuse, j'attends tellement plus de la vie !

Lors d'une exposition sur l'univers de Disney, Émeraude fait la rencontre de Maud, une femme intrigante qui se matérialise devant elle telle une Mary Poppins. Quand elle lui confie que sa vie sentimentale est un véritable désert et que ses soucis professionnels ne cessent d'augmenter depuis l'arrivée de Lancelot Dulac, le fils du patron, Maud lui propose douze défis à relever pour réenchanter son quotidien en douze semaines. À l'issue de ces travaux, Émeraude aura-t-elle accompli un remarquable progrès, dans sa vie tant personnelle que professionnelle, comme sa bienfaitrice semble le penser ?
 
Je n’ai jamais été de celles qui aimaient les tests de magazines féminins qui vous proposent de vous « évaluer » sous toutes vos coutures et je ne lis aucun livre de croissance personnelle. Je serais définitivement le mauvais sujet pour ce genre de coaching imaginaire, mais je suis parfaitement consciente que ce genre de thérapie serait assez bénéfique pour certaines personnes… et je dois dire que j’ai trouvé la démarche d’Emmy assez amusante et distrayante!
 

Émeraude Kelly est une belle rousse aux yeux verts qui s’ignore. Elle manque un peu de maturité et ses meilleurs amis sont le chocolat blanc et  un chat.  À 33 ans, elle cherche encore l’amour et la recette miracle pour perdre quelques kilos sans mettre de côté son péché mignon!  Son job paie bien et lui procure son indépendance, mais il ne lui offre pas l’opportunité de mettre tout son potentiel à l’œuvre. Écrasée par sa patronne Henrietta, elle ne voit rien de lumineux au bout du tunnel. Jusqu’au jour où sa route croise celle de Maud Perrin, coach de vie.  Celle-ci lui propose douze travaux afin que la belle Emmy prenne conscience du pouvoir qu’elle a sur sa vie.  Confiance en soi, kilos en trop, rêves et déceptions, tout y passe.  L’auteure propose d’ailleurs un guide à la fin du roman si jamais vous aviez vous aussi l’envie d’effectuer ces douze travaux.  Habituellement, je donne mes livres après la lecture, mais cette fois-ci, je pense le conserver juste au cas où moi aussi j’aurais besoin d’une petite remise au point. Puis, comme chapitre commence par la couleur du vernis d’Emmy, je trouve que ce roman m’est personnellement destiné! Ceux qui me connaissent en dehors du blog savent de quoi je parle! Haha
 
 
Oui, c’est un roman léger, ludique et sympathique, mais c’est bien plus que ça.  Il a un message à transmettre.  Il s’y dégage beaucoup d’espoir et de positivisme. Comme quoi, en tant que personne, il faut se donner la chance de réaliser nos vœux les plus fous.  Rien ne se fait sans travail et l’apitoiement sur soi ne mène définitivement nulle part. C’est un roman feel good qui m’a fait passer un bon moment de lecture ainsi que rouler des yeux dans certains passages.  Attendez d’avoir rencontré Zeus…
 

Si vous recherchez un roman l’fun qui diffère un peu de la chick lit identique en 8000 exemplaires, je vous le recommande.

En librairie aujourd'hui 28 février!
Libre Expression
ISBN: 9782764812679

samedi 24 février 2018

Hypothermie, Arnaldur Indridason.

Au bout de la corde bleutée, le cadavre de Maria. Un suicide ? Erlendur n’y croit pas.
Il rouvre le dossier. La vie de la jeune femme est un théâtre d’ombres : médiums, insomnies glacées, terreurs nocturnes, les morts vivaient à ses côtés. Quand elle était enfant, son père s’est noyé sous ses yeux. En Islande, on murmure que les secrets les mieux gardés demeurent au fond des lacs…

Voilà un roman qui traînait dans ma pile à lire depuis des lustres! Il a fallu le défi littéraire 2018 de Madame Lit et sa littérature islandaise en février pour que je puisse enfin le lire... J'avais lu toute la série avant celui-ci et je dois dire qu'il est, à mon avis, le moins bon de tous.  Erlendur est toujours fidèle à lui-même, il ressasse les souvenirs de son frère disparu, il est toujours tracassé par ses enfants et il n'a toujours pas une bonne relation avec son ex-femme.  J'aime bien le retrouver lui et ses états d'âmes.  Par contre, ici il ne s'agit pas d'une enquête officielle car il s'agit d'un suicide en bonne et due forme... mais Erlendur soupçonne quelque chose de louche.  Malheureusement, je ne suis pas prise d'affection pour Marie, la victime.  On insiste beaucoup sur la relation fusionnelle entre elle et sa mère et tout le mystère entourant la mort de son père. J'ai trouvé le dénouement très long et pour bien peu en bout de ligne.  Bien sûr, il y a une autre enquête en parallèle, mais celle-ci n'est pas venue me chercher non plus!  Soyez sans crainte, cela ne m'empêchera pas de poursuivre la lecture des prochains romans de l'auteur.
 
Points
ISBN:  9782757822814

Chez Madame Lit

Le mois prochain, la Hongrie sera à l'honneur. Je n'ai pas encore trouvé le livre que je lirai... Des idées?

vendredi 16 février 2018

Quoi de neuf dans la PAL?

C'est tranquille dans la boîte aux lettres cette semaine et ça me va très bien! Cette année, j'emprunte beaucoup de livres à la bibliothèque.
 
Encore de belles nouveautés chez Scholastic!
 
 
Un gros, gros coup de cœur ce mois-ci!
Magnifique! Les dessins sont fantastiques et les textes sont enrichissants.
 
"Dans cette introduction enjouée aux animaux totémiques de la tradition anishinaabée, douze enfants s'identifient à différentes créatures comme un renard, un chevreuil, un castor ou un orignal. Les illustrations douces et colorées représentent des enfants portant des masques d'animaux et sont accompagnées de courts textes poétiques."
 
 
Si vous avez un hyperactif la nuit qui s'endort le jour, ce livre est pour vous! Il est également excellent pour le français car il exploite bien les verbes.  Un album vraiment drôle avec une grenouille au style vestimentaire adorable!
 
 
Un album qui met en lumière toutes les familles de nos jours! Famille reconstituée, monoparentale, de même sexe, on y trouve de tout! Parfait pour faire accepter toutes les possibilités dès leur jeune âge!
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

jeudi 15 février 2018

Comme la mer en hiver, Susanne Kearsley.

Lorsque Carrie McClelland, auteur à succès, visite les ruines du château de Slains, elle est enchantée par ce paysage écossais, à la fois désolé et magnifique. La région lui semble étrangement familière, mais elle met de côté son léger sentiment de malaise afin de commencer son nouveau roman, pour lequel elle utilise le château comme cadre et l’une de ses ancêtres, Sophia, comme héroïne.
 
Puis Carrie se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé.

En ce mois des amoureux, j'ai pensé lire une romance historique.  Et comme l'Écosse figure encore sur ma bucket list, j'ai choisi ce pays comme destination.  J'ai mis plus de deux semaines à lire ce roman, c'est donc dire qu'il ne m'a pas vraiment emballée...
 
Une jeune auteure canadienne partie s'installer en France pour poursuivre l'écriture de son prochain roman, se voit obligée de faire un saut en Écosse pour approfondir ses recherches. Bien entendu, elle est tout de suite fascinée par le décor... et par les locaux! Elle loue une petite maison et s'y installe. En alternance, on peut donc suivre son histoire d'amour et celle de Sophia, le personnage principal de son roman.  Nous sommes au début du 18ième siècle dans le roman et ceux qui sont fans de la série Outlander seront en terrain connu.  Voilà où moi j'ai quitté le bateau.  J'ai senti que l'on voulait tirer quelques éléments du succès de Diana Gabaldon, qui fait des millions avec sa série depuis les années 90', pour en faire une pâle copie. Je ne dis pas que le livre est mauvais, mais il a un peu touché l'intouchable pour moi. Oui, je devrai me faire à l'idée que Mme Gabaldon n'est pas la seule à avoir le droit d'écrire sur le sujet, mais dans ma tête, je crois que l'Écosse combiné au 18ième siècle lui appartiennent.
 
 
Donc, pas un mauvais roman en soi, mais pas à la hauteur de mes attentes sauf pour le côté voyage où là oui, j'ai toujours envie de visiter cette région!

Guy St-Jean Éditeur
ISBN: 9782894559246

vendredi 9 février 2018

Quoi de neuf dans la PAL?

Plus beaucoup de livres dans la boîte aux lettres car cette année, je tiens ma résolution! Pas de SP...ou presque! Dans de rares occasions comme dans celle-ci. Franchement, je vis mieux avec moi-même depuis que je respecte cette décision!
 
 

Et une petite surprise qui m'attendait ce soir dans la boîte!


Pierre Tisseyre
 
BONNE FIN DE SEMAINE!

dimanche 4 février 2018

A stranger in the house, Shari Lapena.

You come home after a long day at work, excited to have dinner with your beautiful wife.
     But when you walk through the door, you quickly realize that she's not there.
     In the kitchen, there is a pot on the stove, and vegetables on the counter, abandoned.
     Her cellphone and her purse are still in the house, in the bedroom, exactly where she keeps them.
     It looks like she's left in a blind panic.
     You fear the worst, so you call her friends to see if they know where she is.
     Then you call the police.
     The police tell you that your wife's been in an accident. They found her in the worst part of town, after she lost control of the car while speeding through the streets. But why would she go to that neighbourhood? And why was she driving so fast? Was she running toward something? Or away from something?
     The police think your wife was up to no good.
     You refuse to believe it, at first.
     Then, as the stories and facts don't line up, and your wife can't remember what happened that evening, you start to wonder. You've been married for two years and you thought you knew her better than anyone else in the world . . .
     . . . but maybe you don't.
 
Un petit résumé maison: Une femme fait un terrible accident dans un quartier malfamé après avoir laissé ses clés, son sac à main et la porte de la maison déverrouillée derrière elle.  Lorsque son mari rentre du travail et trouve la maison vide en prenant connaissance de tout cela, il appelle la police, mais ils sont déjà là...
 
Charmée par son premier roman Le couple d'à côté, j'avais excessivement hâte de lire son tout dernier paru.  Pas déçue. Si l'auteure s'amuse à nous dévoiler le coupable à la moitié de l'histoire, elle ne manque pas d'imagination pour nous balader en plein labyrinthe faisant en sorte de mêler les cartes jusqu'à la dernière page! Semant le doute dans notre esprit, on en vient à finalement suspecter pratiquement tous les personnages... Elle joue avec mes nerfs, mais je l'adore!  Elle a une technique bien particulière. Je ne suis pas experte dans le genre, mais j'ai rarement vu un auteur qui arrive à satisfaire son lecteur même s'il lui a déjà écrit noir sur blanc la réponse en milieu de livre.
 
L'amnésie semble être la solution facile pour Shari Lapena. Si sa façon de l'utiliser dans Le couple d'à côté m'avait légèrement agacée, j'ai trouvé qu'elle servait bien le personnage de Karen dans celui-ci.
 
Je suis maintenant une fan de l'auteure. Deux en deux, je m'abonne! Sa dernière page me laisse toujours sur un brin de frustration, car non, Shari Lapena ne laisse jamais personne dormir tranquille, mais c'est sa signature et c'est certainement ce qui fait son succès!
 
ISBN: 9780385686976

dimanche 28 janvier 2018

Mrs Creasy a disparu, Joanna Cannon.

1976. C’est l’été sur l’Avenue.
Alors qu’une redoutable canicule s’insinue dans les cours et les jardins, dans le moindre interstice de vies comme mises entre parenthèses, une voisine disparaît. Tandis que Grace et Tilly mènent l’enquête, les esprits s’échauffent, les langues se délient, les souvenirs remontent à la surface – les souvenirs, et la culpabilité.

 Car dix ans plus tôt, quelque chose est arrivé dans cette rue bien comme il faut. Quelque chose de terrible. Et face au vide causé par la disparition de leur voisine, Sheila, Petit Brian, Harold et tous les habitants de l’Avenue sont forcés de faire face au vacarme assourdissant de leurs propres doutes. Chacun à leur tour, ils vont se quereller, se jeter leurs vieilles rancœurs au visage et s’épier les uns les autres, bien à l’abri derrière leurs portes closes...
Qu’est-il arrivé à Margaret Creasy? Que cache l’anxiété des voisins ? Et qu’est-ce que Walter Bishop, l’inquiétant occupant du numéro 11, a bien pu leur faire, pour qu’ils gardent une telle dent contre lui ?
 
Abandon p.64
 
Je ne m'y habitue pas! Des enfants qui ont comme projet d'été de retrouver la voisine disparue... no thanks!  Quand un livre m'agace dès les premières pages, je ne force pas.  Dommage, il y a bien longtemps que j'avais repéré ce roman dans sa version originale, mais je n'y ai pas trouvé mon compte.  Suivant!
 

mercredi 24 janvier 2018

La fille du fermier, Jim Harrison.

Dans ce texte âpre, «Big Jim» nous emmène dans un Montana aussi beau qu’hostile et livre un portrait féminin subtil, non sans échos avec son majestueux Dalva : celui d’une jeune fille meurtrie, aussi blessée qu’en quête de vengeance…

«Sarah cria : "Putain de Dieu!", puis elle s’élança à toute vitesse sur un sentier pentu qui grimpait le long de la montagne jusqu’à ce qu’elle soit certaine que sa blessure allait éclater et qu’elle en aurait fini avec elle.»
 

Je possède une bonne quantité de romans de cet auteur car c'est un des auteurs favoris de mon conjoint. Puisque je n'ai lu que Légendes d'automne que j'avais bien aimé,  j'ai choisi La fille du fermier parce qu'il est court et parce que je me suis dit qu'il finirait peut-être par me convaincre de poursuivre ma relation avec cet auteur.  Et bien, c'est réussi! Les histoires de cowboys des grands espaces américains ont toujours eu quelque chose de spécial à mes yeux. On y fait ses propres lois à coups de carabine et les limites de chacun sont très peu définies... Sarah ne fait pas exception à ces critères, mais ce n'est qu'une petite partie du roman. La rage qui l'habite ne constitue pas la totalité du personnage.  D'abord, c'est une belle jeune femme intelligente qui bien qu'elle rêvasse à plus que ce que la ferme familiale peut lui offrir, elle aime être en pleine nature à dos de cheval et accompagnée de son chien. Les responsabilités ne lui font pas peur et elle excelle à l'école. Née d'une mère très religieuse et d'un père plutôt absent, Sarah est laissée à elle-même pour construire son avenir.  Tim, le vieux voisin, contribue à ce développement en dépassant un peu les limites, mais comme Sarah est assez mature pour son âge, on ne lui en veut pas trop... bon, un peu quand même!  Il est clair qu'une figure masculine de référence manque à cette jeune adolescente et vous verrez que  la fin du roman justifie mon commentaire.
 
C'est un roman que j'ai dévoré et que j'aurais voulu bien plus long. Tel que le suggère le résumé du livre, je vais attaquer Dalva qui saura certainement assécher pour un temps ma récente soif de lire le grand Jim Harrison!
 
ISBN: 9782070468409

mardi 23 janvier 2018

Mensonges de femmes, Ludmila Oulitskaïa.

Dans ce livre, qui se présente comme un roman à épisodes, la grande romancière et nouvelliste russe Ludmila Oulitskaïa nous propose de subtiles variations sur le mensonge au féminin. Car, d'après notre auteur, les mensonges des femmes se distingueraient nettement de ceux des hommes, et seraient presque toujours dépourvus de finalité. Génia, le personnage principal, est ainsi confrontée à toutes sortes d'inventions ou d'affabulations. Comme le récit d'Irène, dont elle fait la connaissance en vacances en Crimée, sur la mort de ses enfants, qui l'émeut jusqu'aux larmes. La petite Nadia s'invente un grand frère, Lialia une liaison avec un peintre célèbre, et Anna se prétend poète...

Chaque nouvel épisode de ce roman à thème illustre à sa manière l'étendue du talent de Ludmila Oulitskaïa, la précision de son sens de l'observation, l'originalité de ses canevas, et surtout, une grande tendresse pour ses personnages et à travers eux pour l'être humain et ses faiblesses.

Je n'aurais probablement jamais lu cette auteure russe si  je ne m'étais pas inscrite au Défi littéraire 2018 de Madame Lit! Janvier était consacré à la littérature russe et comme je ne me suis décidée le 14 janvier, je n'avais pas le temps de plonger dans un classique volumineux.  J'ai choisi ce roman parce que la couverture m'intriguait et parce que l'auteure est une des plus connues dans la littérature russe contemporaine.  Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché à ce roman constitué de scènes de vie autour du personnage principal, Génia.  Je vous dirais que les premières histoires sont les plus marquantes, mais le ton change en milieu de livre et il n'y a plus vraiment de chute à la fin de chaque histoire.  À dire vrai, j'ai peiné pour terminer ce roman et j'ai expédié les derniers chapitres sans grand intérêt. Même s'il n'y a qu'un personnage récurrent, il manque un fil conducteur. J'avais l'impression d'être baladée d'un côté et de l'autre comme si l'auteure avait éparpillé ses notes et avait tenté de remettre de l'ordre sans grand succès. Bien que le mensonge soit au cœur de chaque histoire, il est parfois flagrant et parfois très subtil.  Le fond culturel est intéressant et on y boit beaucoup de vodka, mais j'aurais peut-être aimé moins d'épisodes pour approfondir certains volets de la culture russe qui transperçaient dans quelques unes des histoires.  Pour ce qui est du mensonge féminin, j'en déduis qu'il sert à se rendre plus intéressante ou à trafiquer une réalité un peu trop douloureuse...

Je ne mets pas une croix sur Ludmila Oulitskaïa. Si vous avez un coup de cœur, merci de partager!
 
ISBN: 9782070771059
 
 

samedi 20 janvier 2018

Quoi de neuf dans la PAL?

Les Fêtes sont terminées, la vie reprend son cours normal et ma boîte aux lettres aussi!
 
Un tout petit livre de l'auteur chouchou de mon mari chez Folio

 
La fameuse boîte Scholastic est arrivée et c'est toujours un grand plaisir de découvrir les nouveautés jeunesse!
 



 
 Finalement, quelques achats en anglais parce que je veux vraiment  reprendre la lecture dans cette langue cette année!
BONNE FIN DE SEMAINE!